LE REVENU DE DEVELOPPEMENT
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Elimination du chômage

 

Le chômage est, pour une grande part, à la base de la plupart des autres grands maux qui accablent notre société, comme la paupérisation et l’exclusion, l’incivisme, l’injustice, la violence et la crise des banlieues. Or, bien avant ce que certains appellent aujourd’hui les « Trente calamiteuses », dans les politiques qu’ils s’obstinent à suivre, les gouvernements, de droite ou de gauche, qui se sont succédé, ne cessent, comme on l'a rappelé plus haut, de se débattre dans l’impuissance. C’est ainsi que François Mitterrand, interrogé, en 1993, sur La persistance du chômage, avait déclaré : « On a tout essayé ».

De même, alors que les pouvoirs publics avaient mis les plus grands espoirs dans le RSA (revenu de solidarité active) dont bénéficient actuellement près de 2 millions de foyers en France, avec environ 1,82 million en métropole, il ne favorise guère, tout comme précédemment le RMI, le retour attendu à l’emploi. C’est ce qui ressort d’une enquête effectuée en mai 2011 par la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (qui regroupe plus de 800 associations) auprès des travailleurs sociaux qui accompagnent les allocataires du RSA. Selon cette enquête, rendue publique fin juin 2011, 85% des travailleurs sociaux interrogés observent que les sorties du RSA sont « très peu ou peu fréquentes ».

De sorte que devant cette incapacité catastrophique des politiques, d’aucuns soient à se demander, comme on l'a précédemment rappelé, si le système actuel, qui prétend éliminer la pauvreté et atteindre le plein emploi, ne constituerait pas la véritable utopie des temps modernes.

C’est que malgré la croissance et l’augmentation des besoins, il se produit une raréfaction sans cesse accrue des emplois rémunérés, alimentant la montée inévitable et la persistance du chômage, sous le triple effet de la progression inexorable de la productivité provoquant une réduction non moins inéluctable de la masse de main-d’œuvre nécessaire à la production, de la dématérialisation croissante des économies développées et de la mondialisation entraînant les délocalisations d’activités économiques, accompagnées de leur cortège de licenciements générateurs de pertes d’emplois.

 

Dans ce contexte, une autre des vertus essentielles du revenu de développement, complété et conforté par ses trois dispositifs d’accompagnement (le microcrédit, le service civique et les Maisons familiales rurales), serait l’éviction du chômage persistant.

Car, tout d'abord, on a vu que dans le cadre du redéploiement d’ordre fiscal et budgétaire qu'impliquerait l'instauration du revenu de développement, la part

 

du financement des cotisations couvrant les assurances spécifiques aux salariés (assurance-chômage, assurance-vieillesse et accidents du travail) qui incombe aux employeurs ne serait plus supportée par la masse salariale des entreprises, mais sur leur chiffre d’affaires, ce qui aurait pour conséquence de ne pas pénaliser les entreprises de main-d’œuvre et de soutenir l’emploi. De même, le financement par la fiscalité du revenu de développement et des prestations de santé n'aboutirait qu'à relancer encore plus le marché de l'emploi par l'allègement des charges sur le travail.

En second lieu, en garantissant l’intégralité de l’allocation, que l’on travaille ou non, il permettrait d’accepter, plutôt que l’inactivité, un emploi même faiblement rémunéré qui viendrait améliorer le revenu net.

Enfin, en lui assurant un niveau de vie décent, non seulement le versement d'un revenu de base sans condition offrirait à chacun la possibilité de s’émanciper du travail contraint, mais il favoriserait, comme le soulignent certains économistes et philosophes réputés, l’émergence d’un secteur « quaternaire », non mécanisable, dans lequel sont exercées des activités personnelles socialement utiles, qu’elles soient artisanales, relationnelles ou intellectuelles, chacun ayant le choix entre travail, bénévolat, temps libre, activités artistiques …

Ajoutons qu’à l’heure de la Net économie qu’on dit en passe d’opérer une révolution comparable en leur temps aux apparitions de la machine à vapeur, de l’électricité ou de l’audio-visuel, où il semble se dessiner une évolution irréversible vers une société où l’individu n’aura plus d’emploi au sens traditionnel du terme, tout en n’étant pas moins pourvu d’une occupation. Il apparaît, en effet, que la notion de plein emploi est de nos jours dépassée et qu’il convient plutôt de lui substituer celle de pleine occupation qui, répondant mieux aux réalités du monde moderne, se réfère à une situation où l’individu se trouve dans une position toujours profitable à lui-même, comme à la  collectivité,  qu’il soit bénéficiaire d’un “vrai travail” classique en entreprise, d’une formation, d’un travail indépendant ou d’un congé d’utilité économique ou sociale (pour élever ses enfants, par exemple). Dans cette optique, et comme le souligne l’économiste Yoland Bresson, à propos du "revenu d’existence", apparenté au revenu de développement, qu’il défend, c’est bien, à défaut d’une société de plein emploi, le passage à une société de « pleine activité » que permettrait la mise en place d'une telle allocation.

 

 

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