LE REVENU DE DEVELOPPEMENT
LE REVENU DE DEVELOPPEMENT

Valorisation et partage des richesses de la nation,fruits d'un héritage commun

 

A l’encontre du travail rémunéré qui, par définition, ne valorise que les activités auxquelles on reconnaît une certaine valeur économique et marchande, une autre des vertus du revenu de développement, ce serait tout d’abord de prendre en compte l’ensemble des activités de toutes sortes qui constituent la réelle richesse de la société, y incluent celles qui répondent à des besoins ignorés par le marché et dont l’unique utilité est sociale : bénévolat, liens relationnels et amicaux, activités associatives, domestiques, familiales…

Ce sont donc précisément ces dernières que le revenu de développement permettrait également de reconnaître et de valoriser par sa « reconnaissance de la légitimité d’un spectre plus large d’activités » que les seules occupations économiquement productives.

Ainsi, le revenu de développement permettrait-il d'accorder de la valeur au travail domestique ainsi qu'aux activités de soins et au travail social non rémunérés.

 

8. Partage des fruits d’un héritage commun

Alors qu'au fil du temps, l’idée de verser sans condition un revenu de base, cumulable avec tout autre revenu, a bénéficié autant de « l’appui d’étranges coalitions », que suscité de "féroces oppositions" de droite comme de gauche, ses adversaires lui reprochent en particulier d’être « une formidable prime d’encouragement à la paresse » puisqu’il permettrait de vivre sans travailler, nonobstant le fait qu'il faut produire pour créer de la richesse.

A ceux-là, au-delà de la justification philosophique fondamentale du revenu de développement, on pourrait sur le plan concret tout d’abord leur opposer, outre le fait que la paresse est loin de caractériser le comportement de l’écrasante majorité de la population dont sans l’activité, l’introduction même du revenu de développement ne serait pas envisageable,  la réponse que faisait en 1894 le juriste belge, Joseph Carlier, défendant l’attribution d’un « minimum garanti » inconditionnel : « Tant pis pour les paresseux : ceux-là resteront réduits à la portion congrue » ; on peut encore ajouter que les sommes ainsi versées par l’Etat reviendraient en grande partie dans l’économie de proximité, contrairement aux niches fiscales qui représentent souvent des cadeaux qui alimentent l’épargne des couches aisées.

 

En second lieu, on pourrait, comme Jacques Marseille, dans son ouvrage précité, objecter aux adversaires de revenus apparentés au revenu de développement qu’un revenu inconditionnel décent constitue « un pari sur l’intérêt et la nature humaine pour tous ceux qui pensent au contraire qu’un individu préférera toujours cumuler un revenu à un autre salaire, surtout quand ce salaire correspondra à un travail qu’il aura plus librement choisi ».

Par ailleurs, on pourrait aussi leur faire valoir que déjà, dès le XVIe siècle, des humanistes observaient que la Terre étant à l’origine la propriété commune de l’espèce humaine, la société a le devoir d’assurer au peuple un minimum d’entretien dans la mesure où la « civilisation » l’a dépouillé des premiers droits « naturels » que sont les droits de chasse, de pêche, de cueillette et de pâture. D’où la proposition d’octroi à tout être humain d’une dotation forfaitaire que sous des vocables divers l’on retrouve, comme on l’a précédemment rappelé, sous la plume de nombre d’auteurs de la Renaissance à nos jours.

Enfin, on pourrait encore soutenir, dans la même optique, que les richesses d’une nation ne sont pas uniquement le fruit de ceux qui travaillent, mais aussi de tout l’environnement qui entoure et encadre leurs activités (progrès scientifique, infrastructure technique, innovations technologiques, capital  culturel…) et dont nous avons hérité de ceux qui nous ont précédés. En ce sens, les richesses produites constituent des biens et services communs à l’ensemble de la collectivité et dont chacun des membres devrait en toute équité bénéficié d’une part légitime.

C’est ce que consacre le revenu de développement qui ne procéderait aucunement de la charité, ni même de la solidarité sur laquelle se fonde le modèle social actuel, mais seulement de la justice. Il serait donc un dû.  

 

Quant à ceux qui, pour reprendre une expression de Jean Marc-Ferry, jugent « injuste, voire scandaleux de « subventionner » les riches à même hauteur que les nécessiteux », on pourrait, d’une part, leur répliquer que le revenu de développement serait (comme actuellement  les allocations familiales) introduit en raison du principe de l’égalité et  de l’universalité, et être également accordé à tout un chacun sans autre considération que le fait d’être une personne humaine, et d’autre part, que les individus ayant des revenus très élevés verseraient pour financer le revenu de développement un impôt supérieur à ce qu’ils pourraient percevoir, de sorte que les plus riches auraient alors à financer, outre leur propre allocation, une part importante de l’allocation des plus pauvres, ce qui aurait, par ailleurs, pour effet de réduire les inégalités.

 

 

 

 

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